1986. La France adopte le bridage à 100 ch pour la moto. La réglementation se base sur un préjugé : si les motards se tuent, c’est parce qu’ils roulent trop vite. Pourtant, l’amalgame entre vitesse et puissance est erroné. Plusieurs éléments tendent à le prouver. Exemples.

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Une législation injustifiée
D’une part, même s’il est en baisse, le nombre de motards tués en France reste supérieur à celui d’autres pays européens. D’autre part, aucune étude n’a jamais prouvé le bien-fondé de la spécificité française. Au contraire, en 1997, le TNO (équivalent néerlandais de l’INRETS*) publiait un rapport qui confirmait l’absence de lien entre puissance des motos et mortalité des motards.

La réglementation française sur la puissance est d’autant plus inepte depuis la mise en place du permis progressif, qui amorce le principe de l’accès progressif à la puissance. De plus, elle va à l’encontre du principe de libre circulation des marchandises : si elle dépasse la limitation en vigueur en France, un motard hexagonal ne peut légalement posséder une machine achetée à l’étranger. Enfin, rappelons qu’un simple débridage ne consiste qu’à reconfigurer une moto telle qu’elle a été conçue.

Défense du droit à l’équité
La FFMC appelle tous les citoyens à se mobiliser contre cette législation qui s’apparente à de la discrimination. « Bien sûr, rien n’est gagné d’avance, mais il est important de montrer aux pouvoirs publics que nous sommes une communauté forte et solidaire qui défend des valeurs et des principes », souligne la FFMC.

Cette bataille est avant tout vouée à défendre le principe de l’égalité des droits. Si, bien sûr, les motards français ne souhaitent pas tous rouler sur une machine surpuissante, il s’agit de donner le droit de le faire à ceux qui le désirent.

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