Selon les estimations de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 3 469 personnes ont perdu la vie sur les routes de France, en 2016 contre 3 461 en 2015. Soit 8 décès de plus (+0,2 %). Mais ils étaient 3 963 en 2011. En cinq ans, il y a donc eu 494 décès par an en moins sur la route en France (-12,5 %).

Il s’agit de données provisoires : comme chaque année, les résultats définitifs seront connus au printemps.

- Le nombre d’accidents corporels croît : 57 251 en 2016 contre 56 603 en 2015 (+1,1 %), et 65 024 en 2011 (-12%).
- Le nombre de personnes blessées est estimé à 72 199 en 2016 contre 70 802 en 2015 (+2 %) et 81 251 en 2011 (-11,1 %).

En 2016, la mortalité routière des cyclistes et des piétons est en hausse, alors que celle des usagers de cyclomoteur poursuit sa baisse, celle des usagers de motocyclette est en très légère baisse et celle des automobilistes marque un recul.

Chez les « usagers vulnérables », l’ONISR dénombre 72 décès supplémentaires parmi les piétons soit une hausse de 15 % et 10 décès de plus pour les cyclistes, soit une hausse de 7 %.
La mortalité des cyclomotoristes poursuit sa baisse en 2016 avec 124 décès contre 155 en 2015 ; elle a été divisée par deux depuis 2010.
Celle des motocyclistes s’élève en 2016 à 612 décès, contre 614 l’an passé (- 0,33 %).

« L’année 2016 s’inscrit dans une tendance à la stabilisation, sans cette rupture que l’on était en droit d’attendre de par notre engagement au cours des deux années de hausse consécutives de 2014 et 2015, commentait le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, le 23 janvier. Ces résultats doivent être analysés dans un contexte plus large : depuis 2012, on constate une baisse de 12,5 % de tués ; en 2016, 500 vies ont été préservées par rapport à 2011. Le bilan ne peut être satisfaisant mais nous progressons petit à petit.

Je confirme l’objectif de 2000 tués sur les routes en 2020. Il est ambitieux, réaliste et accessible. Nous devons poursuivre l’effort et ouvrir de nouveaux champs de réflexion, en nous tournant vers les nouvelles technologies. Si nous avons pu faire baisser la mortalité routière depuis 2012, c’est grâce à des mesures novatrices ».

Le ministre n’a pas cité les conducteurs de 2-roues motorisés dans les catégories cibles à améliorer. Le résultat statistique en 2016 joue en leur faveur. C’est plutôt bon signe. Mais attention aux mauvaises surprises…

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- Quel impact sur les motards ?
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