Essai

Au premier coup d’œil, rien ne ressemble plus à une « Dorso » 2012 qu’une Dorso... 2011, à l’exception toutefois de quelques menus détails : garde-boue avant façon carbone, support de plaque de police, nouvelle décoration et jantes plus légères de 2,3 kg (les deux cumulées). Mais le plus important concerne les réglages des suspensions.

Si, techniquement, rien n’a été changé, des gommes Pirelli Diablo Rosso 2 chaussent maintenant la bête et des « settings » permettent désormais de faire travailler de concert la fourche et l’amortisseur. Et il est vrai que dès les premiers virolos siciliens abordés en mode « j’suis pressé », la différence est palpable. Oh, rien de révolutionnaire. Et nous n’irons pas jusqu’à en conclure que d’une moto mal équilibrée de naissance, les ingénieurs d’Aprilia ont fait une bête de rallye routier. Le train avant est toujours un peu nerveux, et l’amortisseur arrière a encore tendance à « marsouiner » après être passé sur une compression du bitume, mais les forts mouvements d’assiette rencontrés sur l’ancien modèle sont cette fois mieux contrôlés. Il est dorénavant possible « d’envoyer sévère », d’autant que le bloc est toujours partant.

Un bon gros bicylindre, souple en bas, nerveux au milieu et explosif en haut, un twin sportif comme on les aime, secondé par une cartographie moteur (Touring, Sport, Rain) au poil et un antipatinage performant (3 niveaux d’intervention).

Verdict.
Bien réglée et dotée de gommes qui lui vont bien, la Dorsoduro 1.2 (ne dites plus 1200) nous a donné beaucoup de plaisir tout au long de ces 200 km de « spéciales » siciliennes.

Et pour ce qui est du tarif, Aprilia frappe fort en proposant la version de base à 9 999 euros et la version ABS-antipatinage à 10 999 euros. On éco- nomise à l’achat, mais pas à la pompe : comptez en effet aux alentours de 10 litres aux 100 kilomètres pour profiter des 1197 cm3 de plaisir... Quand même !

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