Essai

N’est pas Max Biaggi qui veut, mais pour s’y identifier, la nouvelle 125 RS4 ne manque pas d’arguments. Carénage reprenant trait pour trait le dessin raffiné de la Superbike RSV4, imposant cadre périmétrique aluminium, échappement dissimulé sous les carénages, la nouvelle crée l’illusion dans la tête des passants et des pilotes en herbe.

En selle, on retrouve une position typée sport avec des bracelets fixés sur le té supérieur, une assise ferme mais à hauteur raisonnable (810 mm) pour les petits gabarits.

Côté performances, la belle perd évidemment de sa superbe par rapport aux versions 2-temps précédentes (capables de développer 35 ch), le monocylindre 4-temps à 4 soupapes n’offrant que les 15 légaux. Pour égayer la sollicitation de ce moteur qui ne s’illustre qu’entre 9 000 tr/min et la zone rouge (11 000 tr/min), Aprilia l’a muni d’un shifter, en option (100 euros). Un élément sportif, qui masque difficilement la fin d’une belle histoire, celle des 125 directement issues des Grands Prix.

Sur piste, la cavalerie ne bouscule guère un châssis rigide et éprouvé malgré des suspensions tarées très souple et dénuées de réglages. De bon augure pour la route… Notons enfin la qualité du freinage radial, puissant et dosable.

Verdict. Désormais capable d’assurer les trajets urbains quotidiens, la nouvelle RS4 gagne en fonctionnel ce qu’elle perd en caractère. Au catalogue Derbi depuis 2009 sous le sigle « GPR », cette version Aprilia a le mérite d’apporter une véritable identification au monde des pilotes professionnels.

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