La Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) n’a pas tardé à réagir à la publication, par l’Observatoire national de sécurité routière (ONISR), des statistiques d’accidents de la route survenus en France en juillet 2015. 360 personnes sont décédée, une hausse de 19,2 % par rapport à juillet 2014.

« La politique de sécurité routière basée quasi exclusivement sur le contrôle des vitesses, via l’automatisation de la sanction, atteint-elle son niveau d’incompétence », s’interroge la FFMC dans un communiqué publié le 14 août.

Inefficace
La Fédération regrette « une politique inopérante ». 26 mesures ont été annoncées le 26 janvier par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Pour les motards, la détention d’un gilet haute visibilité sous la selle sera obligatoire le 1er janvier 2016 ; l’interdiction des oreillettes de téléphone est effective depuis le 1er juillet 2015… « Quelle a été l’effet des annonces sur la mortalité des usagers en général et des 2RM en particulier ? Cela s’est montré inefficace », constate la FFMC.

Qui préconise d’autres pistes, rarement explorées jusqu’à présent : « Lors des grands départs en vacances, périodes accidentogènes, pourquoi ne pas inciter financièrement les usagers à emprunter les autoroutes ? Ces réseaux sont les plus sûrs et sont une solution efficace pour préserver des vies. Les enjeux financiers sont-ils plus importants que la sécurité routière ? »

Contrôles humains
« Qu’en est-il des contrôles ciblés sur les comportements à risques, tels la consommation d’alcool et de stupéfiants avant de conduire ? Nous demandons des contrôles réalisés par les forces de l’ordre et pas par des machines, alors que les dernières annonces sont orientées vers le renouvellement et développement du parc de radars automatiques. Pourtant, malgré l’accroissement du recours au contrôle-sanction automatisé, le nombre de morts sur les routes ne baisse pas. Remettons de l’humain dans les contrôles ».

La FFMC s’interroge, enfin, sur les décisions qui risquent d’être prises lors du comité interministériel de sécurité routière prévu à la rentrée. « Nous demandons que des moyens soient alloués à la compréhension de l’accidentalité routière, que ce soit au niveau national (par des échanges efficaces entre ministères), mais aussi au niveau des pouvoirs décentralisés de l’État, en intégrant les associations d’usagers de la route, et en particulier de motards, à la prise de décision ».

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Complément d’informations

Le bilan détaillé de la mortalité routière sur le mois de juillet 2015
Mortalité routière de juillet 2015 : les motards, premières victimes

Les annonces de Bernard Cazeneuve, en déplacement à l’hôpital de Garches
Mortalité routière : le ministre de l’Intérieur réagit en urgence… aux urgences

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