Bilan occasion

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MOTO GUZZI 1200 Griso : échappement double MOTO GUZZI Griso : finitions à surveiller MOTO GUZZI Griso : freins à controler Moto Guzzi 1100 Griso : gros pot

Pour imposer le légendaire bicylindre à transmission acatène dans le landernau des roadsters « bodybuildés », Guzzi n’a pas lésiné sur les moyens. La partie-cycle, à la fois rigide, minimaliste et parfaitement suspendue et le circuit de freinage qui a valeur de référence, n’en sont que les signes extérieurs. La mécanique, profondément remaniée, concilie douceur de fonctionnement et précision tout en préservant l’esprit des créations de Mandello del Lario. L’absence de freinage couplé et le caractère bouillonnant de l’ensemble destinent principalement la Griso aux conducteurs expérimentés.

A surveiller :

Si la Griso bénéficie des progrès accomplis par la firme en termes de qualité de fabrication, la fiabilité reste aléatoire et certains vieux démons transalpins refont surface (montages approximatifs, avaries électriques…). Les premières années de commercialisation de la 1200 ont été rythmées par plusieurs rappels (remplacement de la durite d’alimentation de pompe à essence défectueuse, du joint de transmission au moyeu de roue arrière et d’une patte de fixation d’échappement). Sur la 1200 8V, c’est la distribution qui fait des siennes (arbres à cames, poussoirs, chaînes) et a entraîné de multiples interventions en garantie mais pas de rappel. D’aucuns déplorent d’ailleurs que les réponses apportées par le SAV restent aléatoires, tant en matière d’efficacité que de rapidité… Quel que soit le modèle, s’assurer que la boîte de vitesses reste silencieuse et précise (possible défaut de montage engendrant un jeu anormal de la pignonnerie). Scrutez l’ensemble de la mécanique à la recherche de fuites possibles aux plans de joints moteur (culasse, couvre-culasse, assemblage d’alternateur) ainsi qu’au niveau de la transmission (jonction boîte-pont, moyeu). Le circuit électrique n’a rien à envier à ses homologues des années 70 et s’avère trop sensible à l’humidité. Contrôle de toutes les fonctions et traitement avec produits dédiés indispensables. Le bloc d’instrumentation, non étanche (dysfonctionnements, buée, condensation), peut voir son affichage perturbé par une défaillance du capteur de vitesse (roue arrière). Données fantaisistes ou tronquées du tachymètre et des totalisateurs et risque de kilométrage affiché inférieur à la réalité à la clé. Depuis 2008, une nouvelle pièce résout l’avarie (pris en charge en SAV).

Points faibles :

Du fait d’un diamètre de braquage trop important et de rétros placés au niveau de ceux des autos, la Griso est peu à l’aise en ville. La position des repose-pieds, haut placés façon sportive, n’est pas du goût des conducteurs de plus de 1,75 m qui déplorent une fatigue prématurée sur longs trajets. Afin de préserver sa relation avec son(sa) passager(e), mieux vaut cantonner le duo aux petits déplacements. Même avec les poignées disponibles en accessoire (145 €), la place arrière reste aussi étriquée qu’inconfortable. Les propriétaires de machines sorties avant 2008 pestent contre un amortisseur arrière peu commode à régler (pas de molette). L’unique béquille latérale se fait doublement remarquer en ce qu’elle réduit la garde au sol côté gauche et qu’elle impose l’achat d’une béquille d’atelier spécifique (du fait du monobras) à ceux qui assurent l’entretien eux-mêmes. Nombreux sont ceux qui regrettent qu’il n’y ait pas d’espace sous la selle pour l’antivol ou que la jauge de carburant ait été oubliée. Les noctambules estiment que l’éclairage manque d’efficacité (faisceau trop étroit et puissance moyenne).

Points forts :

Impossible de passer sous silence l’attractivité des lignes de la Griso, unanimement appréciée. Mais c’est bien sûr après rotation de la poignée de droite que le charme opère totalement. Le moteur, souple et parfaitement secondé par une boîte douce et précise, est toujours aussi généreux. Sa plage d’utilisation étendue (jusqu’à 8 200 tr/min) permet d’en profiter sur tout type de trajet sans jouer systématiquement du sélecteur. La position de conduite, sportive mais confortable (notamment grâce à une large selle), avec les poignets en appui sur un large guidon, favorise la vivacité dans le sinueux. Le freinage, aussi puissant qu’endurant, est plébiscité même si les anciens guzzistes regrettent l’absence du système couplé. Mais tous louent l’efficacité des suspensions, qui s’adaptent à tous les revêtements, même dégradés. Enfin, ceux qui roulent en solo et zappent la bagagerie optionnelle (et la facture associée) apprécient les pratiques ergots d’arrimage situés sous la selle.

Au baromètre de l’occasion :

Boudée des guzzistes invétérés, plus tournés vers les GT de la marque, la Griso ne déchaîne pas les foules. Même si sa diffusion – restée confidentielle – limite l’offre, elle s’échange néanmoins 10 à 15 % sous le tarif de référence. La 8V, rattrapée par sa réputation de fragilité, est même souvent proposée jusqu’à 20 % sous la cote.

-  Délai de revente : jusqu’à 3 mois
-  Premier prix en occasion (s) : 6 200 €
-  Exemplaires immatriculés : environ 500

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