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Ce n’était pas la mobilisation des grands jours, le 1er juillet, mais la Fédération française des motards en colère de Paris-Petite couronne (FFMC PPC) s’y attendait :
- l’annonce de la manifestation a été faite peu de temps avant ;
- il a beaucoup plu jusqu’à une heure du départ sur la région parisienne ;
- nombreux sont les Franciliens à préparer leur départ en vacances.
Mais mieux vaut plusieurs centaines de motivés !

Non à la vignette !
Les motards sont en colère contre les interdictions de circulation qui se matérialisent par l’obligation de porter une vignette Crit’Air, en vigueur ce 1er juillet.

Non à la plaque standard !
Autre mesure appliquée à cette date, l’obligation pour tout deux-roues motorisé (moto, scooter, cyclomoteur) de porter une plaque d’immatriculation d’un format identique, 210 x 130 mm. Une mesure prise par le ministère de l’Intérieur dans le but de mieux flasher les motards ! Une mesure qui va obliger nombre d’entre eux à changer de plaque, alors même qu’ils en ont une tout ce qu’il y avait de plus légal…

Sécurité rentière
« On ne fait que de la sécurité rentière », s’insurgeait Alain Quemener, de la FFMC-PPC qui haranguait la foule sur le camion de la Fédération avant de partir. Avant lui, le chargé de mission de la FFMC, Didier Renoux, était monté sur le camion simplement vêtu d’un tee-shirt, d’un caleçon, d’un casque et d’une paire de gants… « Ainsi habillé, j’ai le droit de faire de la moto ! J’ai les jambes et les bras nus mais j’ai le droit car j’ai une paire de gants homologués et un casque… Ces obligations sont ridicules ! »

Opération escargot sur le périphérique
Les motards ont ensuite mené une opération escargot sur le périphérique extérieur parisien, de la porte Dorée à la porte Dauphine. A chaque radar automatique fixe croisé, des manifestants s’arrêtaient pour les empaqueter à grand renfort de sacs poubelle et de scotch. L’objectif était de stigmatiser ces radars pompes à fric qui n’ont d’autre utilité que de renflouer les caisse d’un gouvernement cherchant des ressources financières.

« L’Etat s’engraisse sur le dos des usagers de la route mais l’entretien du réseau n’est pas fait, les infrastructures sont dans un état pitoyable », déplorait Alain, de la FFMC-PPC.

Sur le plan national, la FFMC demande au ministre de l’Ecologie d’extraire les 2RM de la classification Crit’Air. Elle a écrit à Nicolas Hulot fin mai, il n’a pas encore répondu. Il y a de fortes chances que la mobilisation des motards en colère se poursuive à la rentrée.

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