On a compté plus de 7 500 motards en colère, le 13 mai dans 14 manifestations en France organisées par les antennes départementales de la FFMC, mais aussi le 20 avril à Paris et, plus tard, le 27 mai puis le 10 juin dans d’autres départements. Le mot d’ordre était de faire du bruit contre la surenchère répressive que subissent les conducteurs de 2-roues motorisés depuis deux ans.

Stop à l’inflation répressive !
Au menu de la protestation, toutes les dispositions motophobes en cours : interdiction de circuler liées aux zones à circulation restreinte (ZCR) et à la vignette Crit’Air, bridage « A2 » du permis de conduire pour tous les novices, infrastructures routières dégradées, privatisation des radars, généralisation de la verbalisation par vidéosurveillance, obligation de dénoncer… « Nous n’en pouvons plus, nous n’en voulons plus », clamaient les motards le 13 mai.

Les législatives en ligne de mire
La date du rassemblement était volontairement située après l’élection présidentielle - à l’exception de la manifestation parisienne, qui a eu lieu le 20 avril dans le but de porter le message des motards en colère aux QG des candidats. Les 14 rassemblement régionaux du 13 mai, eux, sont destinés à sensibiliser les candidats aux élections législatives.

Les antennes FFMC veulent se faire entendre de ceux qui vont voter les lois au Parlement dans les cinq années à venir. Elles demandent une autre politique de sécurité routière, basée sur l’éducation et la prévention, plus que sur une répression aveugle qui va maintenant profiter à des entreprises privées. C’est dans ce but qu’elles leur ont transmis le « Manifeste de la FFMC pour une meilleure sécurité routière ».

Ils laisseront aux élus le temps de s’installer, mais si ce coup de semonce ne suffisait pas, les motards se tiennent prêts à redescendre dans la rue dans les mois qui viennent.

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