La voiture-radar de 2013 à 2017
Progressivement mises en service depuis 2013 sur l’ensemble du territoire, les 383 voitures-radar effectuent des missions avec un équipage de deux policiers ou deux gendarmes.
- Le contrôle de vitesse est effectué automatiquement par le radar.
- Le passager règle la limitation de vitesse dans la zone traversée sur une tablette tactile.
- La rédaction et l’envoi des procès-verbaux s’effectue au Centre national de traitement des infractions de Rennes.

La voiture-radar demain
Les voitures-radar externalisées sont conduites par un opérateur appartenant à une société privée. Mais c’est juré, le conducteur n’aura accès ni aux données, ni au mécanisme de déclenchement du radar !

- Le radar dans le véhicule est identique à l’ancien : il « flashe » les véhicules en excès de vitesse qui le croisent ainsi que ceux qui le dépassent. Les marges de tolérance restent inchangées : 10 km/h au-delà de la limitation de vitesse.
- Le radar demeure inséré dans la plaque avant, avec une fenêtre infrarouge dessous pour la détection des véhicules, et l’appareil numérique est installé sur la planche de bord.
- La tablette devant le siège passager disparaît.

- De nouveaux équipements permettent au radar de fonctionner de manière autonome, sans intervention d’un passager ni du chauffeur :
- un navigateur GPS permet au conducteur d’afficher l’itinéraire pré-programmé à emprunter lors de sa mission du jour. Le conducteur devra suivre le parcours prévu.
- Quatre caméras (deux à l’avant et deux sur la plage arrière) : elles sont installées pour lire les panneaux (limitation de vitesse, entrée ou de sortie d’agglomération…). Elles seront par la suite miniaturisées « pour une meilleure banalisation de la voiture », dixit la Sécurité routière. Au moins c’est clair : le but est que les voitures soient indétectables dans la circulation !
C’est l’entreprise Fareco qui s’occupe de développer le nouveau système.

Des parcours cartographiés
Chaque parcours contrôlé est cartographié par l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN). La comparaison sera permanente entre la vitesse enregistrée dans la base de données nationale et celle que détecte la voiture-radar avec la lecture des panneaux. Si ces deux valeurs devaient différer, par exemple après la pose récente d’un panneau, alors le système accorderait le bénéfice du doute à l’usager.

À Évreux, une expérimentation en conditions réelles
Autour d’Évreux, des véhicules radar circulent sur les routes du département de l’Eure. Des techniciens de l’entreprise Fareco, chargés de concevoir les prototypes, ont réalisé des mesures de vitesse mais sans verbalisation.
L’expérimentation se poursuit jusqu’au 1er septembre 2017. Une durée qui correspond au processus d’homologation du véhicule obligatoire.
Mais dans deux mois, l’appel à candidature pour les prestataires privés sera lancé.

Un centre de supervision pour le prestataire externalisé
Le centre de supervision du prestataire privé, obligatoire, dispose d’une carte animée et permet de localiser plusieurs voitures-radar en circulation dans un territoire à sécuriser.

Apparaissent sur l’écran la position actualisée des véhicules, leur progression sur la carte et la vitesse maximale autorisée.

Si le chauffeur s’écarte du parcours indiqué, son responsable hiérarchique pourra le constater grâce au dispositif de géolocalisation dont le véhicule est équipé.

Routes bidirectionnelles et 2 x 2 voies
Le champ d’action de ces véhicules est évidemment multiple. Mais ils circuleront en particulier sur le réseau secondaire bidirectionnel (les « départementales » sans séparateur central), ainsi que sur les voies rapides à deux fois deux voies.

Plus rarement en ville, car les croisements et autres ronds-points génèrent des changements de limitation de vitesse multiples. On ne sait encore réellement comment se comporte le dispositif dans ce contexte. D’où la phase d’expérimentation.
Mais la Sécurité routière indique que les caméras savent lire un panneau d’entrée de ville. Donc détecter une limitation à 50 km/h.

Pas d’action sur le contrôle
Dans la voiture-radar en mode externalisé, le chauffeur ne peut savoir si un automobiliste croisé a été flashé car l’ordinateur de bord n’émet pas de signal, tandis que le flash infrarouge ne se voit pas à l’œil nu.

Devant son écran de contrôle, le responsable hiérarchique du chauffeur ignore lui aussi si le radar s’est déclenché. « Il ne peut donc pas y avoir d’intéressement aux amendes ni encore de « course au chiffre » pour la société privée chargée de faire rouler les véhicules », explique la Sécurité routière. Nous n’avons pas pu le vérifier lors de la présentation du dispositif à la presse le 24 février.

Pour la photo, direction Cacir
Les policiers et gendarmes du Centre automatisé de constatation des infractions routières (Cacir), à Rennes, sont les seuls à pouvoir interpréter les photos reçues de toute la France, et procéder à la verbalisation.

Ces opérations demeurent réservées à des agents assermentés. Ceux-ci procèdent aux constatations habituelles à partir des clichés transmis (identification du véhicule, notification et validation) avant l’envoi - ou non - d’un avis de contravention.

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