Avec la bienveillance et l’humour tendre qu’on lui connaît, Frank Margerin, son complice de toujours, a « piloté » la cérémonie : par ses anecdotes, il a rappelé combien Denis était un artiste attachant, sensible, un homme fragile aussi, imprévisible souvent et toujours un rebelle : rebelle aux lois (y compris celles de la mécanique quand il oubliait de remettre de l’huile), aux codes vestimentaires (« non Denis, on ne porte pas un short bavarois en cuir avec des pompes italiennes ! »), aux autorités, à toutes les conventions, à la médecine aussi, d’où sans doute son départ aussi rapide (fuck la mort !)… mais comment le reprocher à un artiste qui dessinait si bien la vitesse ?

Denis était aussi un poète et - à l’instar des chansons qui courent encore dans les rues bien longtemps après la disparition de leurs auteurs - ses dessins resteront pour toujours, tant qu’il y a aura des murs pour les afficher, des livres pour les conserver et des amateurs de belles mécaniques pour s’en rappeler.

Salut l’Artiste !

Marc Bertrand

 

De gauche à droite : Frank Margerin, Denis Sire, Marco Raymondin et D’Artagnan

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