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Nicolas
le 21 août 2017 à 16:35

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

Un rapport de la Cour des comptes, rendu public en juin dernier, épingle la politique de sécurité routière « au radar » du gouvernement : l’argent des amendes ne va pas où il devrait aller. Et les recettes sont faramineuses.

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Anonyme

le 7 septembre 2017 à 01:59

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

En vérité, Collec, dans l’exemple précis que je cite, la seule et véritable cause était l’alcool (agrémenté de la drogue). Il faut raisonner par l’absurde pour s’en convaincre : à jeun, même à 115 km/h, sur ces lieux, en l’absence d’une volonté suicidaire ou d’une défaillance technique, il était impossible de s’encastrer dans cette pile de pont. Et s’il est possible que le cocktail absorbé par le conducteur ait pu l’inciter à écraser l’accélérateur, ce qui ne ferait que confirmer que l’alcool était bien la cause première, à 90 km/h, personne n’en sortait indemne non plus.
Je ne nie pas que dans d’autres situations la vitesse n’aurait pas aussi son mot à dire - la même situation, par exemple, mais sur une route très viroleuse où passer à 50 ou 65 peut faire la différence - mais pas ici.
Cet exercice est somme toute assez classique dans la construction d’un arbre des causes. Et dans ce cadre, je dois avouer que j’ai la faiblesse de penser, à tort ou à raison, que celui étant établi, on devrait pour mener une politique efficace de sécurité routière, se limiter aux causes critiques, vraisemblablement unique dans chaque accident.

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Collec

le 6 septembre 2017 à 15:43

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

Benvi, nous sommes bien d’accord sur le fond.
Quant à l’accident que tu cites, si le facteur drogue + alcool est forcément prédominant, il serait faux de prétendre que la vitesse excessive n’y soit pour rien. Pour un drogué et/ou alcoolisé, la vitesse excessive commence à mon avis à partir de 1 km/h - même si le danger potentiel est forcément moindre - , est-il bon de le rappeler ? Vitesse à partir de laquelle tout km/h supplémentaire ne fait qu’augmenter la probabilité de survenue d’un accident, et sa potentielle gravité. Autre facteur qu’on a bien entendu également passé sous silence, la présence proche de la voie de circulation d’une infrastructure oh combien dangereuse constituée par une pile de pont en bon vieux béton, sans laquelle la sortie de route n’aurait été qu’une sortie de route...
Tout ça pour bien insister sur le danger de trop simplifier-amalgamer qui constitue la seule façon de communiquer de nos sécuritaires en chef et autres médias généralistes...

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Anonyme

le 6 septembre 2017 à 13:53

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

Pour compléter tes propos, Collec, j’ai envie de convoquer dans les débats, Ockham et son célèbre rasoir. Ces deux-là nous seraient bien utiles, il me semble, pour déterminer quelles sont les causes réelles, primaires, véritables des accidents, celles sans lesquelles rien ne serait advenu et balayer, de ce fait, les autres d’un revers de main dédaigneuse.
J’ai en tête un dramatique accident survenu dans le sud de la France il y a quelques années. Un groupe de jeunes, dans une voiture bondée, s’était écrasé, en ligne droite, sur une 4 voies, dans une pile de pont. Tous étaient morts. La maréchaussée, puis le procureur, ou une autre de ces huiles au nom ronflant, peu importe, s’étaient précipités devant les caméras pour dénoncer une nième catastrophe due à la vitesse, la vitesse réglementaire (90) ayant été dépassée d’une quinzaine de km/h !
On a découvert, quelques jours plus tard, au retour des analyses, que le conducteur était drogué et bourré comme un coing. On tenait la véritable cause de l’accident. Ce n’était pas la vitesse, comme on aurait pu évidemment s’en convaincre avec un minimum de jugeote, au vu de la configuration de l’accident.
Pourtant, malgré cette confirmation qui fit, on s’en doute, couler beaucoup moins d’encre, je suis à peu près sûr que dans les obscures limbes du Système, une main ou un robot a coché quelque part, à un quelconque moment, une case dans la rubrique Vitesse.
L’Histoire ne dit pas, car je n’ai pas eu le courage de vérifier, si un radar ne couvre pas aujourd’hui, de son ombre tutélaire et bienveillante, le lieu de ce drame. Je n’en serais pas surpris.

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Collec

le 6 septembre 2017 à 11:25

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

Ouaip Bingo, 100% d’accord avec toi.
Tu cites Paracelse, je citerai Van Vogt (moins prestigieux sur les bancs de fac mis pas moins pertinent en matière de sémantique), qui parle de référencer ses propos. Or, on ne peut analyser de façon fondée que si les hypothèses et arguments sont d’une part fondés, d’autre part correctement exprimés.
Tous ceux qui ont participé à des analyses d’accidents savent bien qu’un accident ne survient qu’à cause d’une somme de facteurs qui sont tous à prendre en compte. Dans l’immense majorité des cas, le facteur "vitesse excessive" intervient en effet, car comme le soulignait M.Barbe dans une interview, pour éviter tous les accidents de la route, il suffit de ne pas rouler. En ceci il avait raison. Toutefois, et c’est toute l’erreur - pour ne pas dire la malhonnêteté - du propos officiel, ce n’est qu’un des facteurs qui entrent en ligne de comptent, tout comme l’alcoolémie n’est qu’un des facteurs qui entrent en ligne de compte. Dire "l’alcool tue" est tout aussi objectivement faux que de dire "la vitesse tue", c’est une évidence dès qu’on prend le temps de réfléchir. Les vraies phrases devraient être "l’abus d’alcool favorise la probabilité d’occasionner un accident de la route", ou "la vitesse excessive eu égard aux circonstances favorise la probabilité d’occasionner un accident de la route".
Problème, cette façon de s’exprimer n’est ni acceptable par les publicitaires et autres "communicants", ni par les médias modernes, friands de raccourcis simplificateurs à l’extrême. Nous devrons donc nous contenter de ces raccourcis trompeurs pour encore longtemps ! Charge nous incombe d’expliquer encore et encore le poids de ces mots qui manquent dans les décisions prises, donc le pourquoi de nos protestations associées...

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Anonyme

le 5 septembre 2017 à 16:24

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

C’est pourquoi il convient que la propédeutique soit adaptée à son public, et revête parfois l’apparence d’une question naïve...
Cas n°1 :
- la vitesse tue !
- qu’appelez-vous "vitesse" Madame (la plupart des autophobes sont de sexe féminin), puisque la vitesse est la division d’une distance par un temps ?
Cas n°2 :
- la vitesse est la principale cause des accidents !
- comment la vitesse, qui est une grandeur physique comme la température, peut-elle être cause d’accidents ? de plus, êtes-vous bien sûr que vous ne confondez pas "cause" et "élément de contexte" ?
Cas n°3 :
- les excès de vitesse sont mortels !
- certes, mais à partir de quand ? un yaourt dont la DLUO est dépassé d’un jour ne devient pas subitement toxique, de combien faut-il dépasser les vitesses réglementaires pour en observer les conséquences dramatiques ? ne croyez-vous pas, à l’inverse, que sans dépasser la vitesse autorisée sur une départementale de montagne, aborder une épingle à 70 km/h peut présenter un risque mortel ?
Etc

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FRED

le 5 septembre 2017 à 15:34

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

on est bien d’accord sur le fond Bingo. Dans mon département, la vitesse (excessive bien entendu) est à l’origine de 10% des accidents, et d’environ 85% des PV hors stationnement. il n’empêche que si, lors d’une interview par exemple, tu dis "ce n’est pas la vitesse qui tue...", tu n’auras pas le temps de finir ta phrase que déjà ceux qui t’écoutent auront entendu "la vitesse excessive ne tue pas". Et ainsi, ils penseront direct "encore un con qui veut rouler comme s’il était sur un circuit", tuant ainsi toute crédibilité pour tout ce que tu diras ensuite

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Anonyme

le 5 septembre 2017 à 14:33

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

Voilà pourquoi je crois que dès qu’une personne, pas forcément bien intentionnée, nous assène que la vitesse tue, ou que la pollution tue pour mieux justifier, devant une opinion publique parfois crédule, un nouveau tour de vis, il est bon de lui rappeler, comme nous l’enseignait Paracelse, que c’est la dose qui fait le poison, et non la chose.

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Anonyme

le 5 septembre 2017 à 14:25

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

Merci Fred, d’avoir rappelé cette évidence : oui, "la vitesse tue" est une ellipse.
Hélas, comme je l’ai dit, cette ellipse acquiert, au fil du temps, une fonction hyperbolique, car son usage, débarrassé ainsi de toute notion d’excès, finit par dépasser le cadre strict de sa formulation initiale et à impacter le regard même que l’on porte sur nos véhicules, et sur nos déplacements.
En outre, le fait même de supprimer toute référence à l’"excès", dans la fabrication de cette ellipse, ne permet plus de s’interroger sur la véritable nature de celui-ci. S’agit-il ainsi d’un excès réglementaire (notion administrative) ou d’un excès par rapport aux lois physiques (notion scientifique) ? La définition de ces excès est-elle fondée ? Et si elle l’est, sur quoi l’est-elle ?
Ainsi, cette suppression ne permet même plus d’appréhender correctement l’analogie que tu nous proposes avec l’alcool, victime de la même ellipse. En effet, dans le langage courant, l’alcool tue comme la vitesse tue.
Or si c’est un fait que dans les deux cas, c’est bien le caractère très excessif de leur usage qui est la source de nos maux, les excès de l’un et de l’autre ne sont pas comparables, ni sur le plan règlementaire, ni sur le plan statistique.
Le principe est : on ne doit pas rouler vite, on ne doit pas conduire après avoir bu.
Constatons déjà qu’il existe une tolérance par rapport à ce principe, pour l’alcool, mais pas pour la vitesse. Rouler à 91 km/h est sanctionnable, conduire avec 0,49 g ne l’est pas.
Constatons ensuite qu’un taux de 0,49 g d’alcool multiplie le risque d’accident par deux, et qu’on me fera difficilement croire que rouler à 91 km/h augmente significativement le risque d’accident.
Constatons enfin que la littérature des PV nous enseigne que les excès de vitesse (à 90 % de "petits excès") font l’objet de 50 fois plus de PV que l’alcoolémie excessive, qui elle présente un danger dès les premiers verres. Et que les accidents dus à l’alcool sont en grande proportion liés à des consommations importantes, alors que les grands excès de vitesse sont assez peu représentés dans les statistiques. Ce qui est de nature à croire que dans les causes d’accidents, la vitesse est un élément surcompté !
Ainsi, de tous point de vue, les excès de l’alcool bénéficient d’une bien plus grande mansuétude que ceux de la vitesse. Mais de cela, on ne peut se rendre compte que si l’on se limite pas à la forme elliptique de nos assertions.

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FRED

le 5 septembre 2017 à 11:50

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

Bingo, quand on parle de vitesse qui tue, on parle évidemment de son excès, comme quand on dit que l’alcool est responsable de 25% des tués sur la route ou ce n’est pas l’existence même de l’alcool qui provoque des accidents. En français on appelle ça une ellipse.
Tout comme quand tu dis que tu bois un verre, tu ne bois pas le verre, mais son contenu (metonymie)

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Anonyme

le 5 septembre 2017 à 02:02

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

Il faut savoir prendre le temps de revenir aux fondamentaux. La vitesse est le rapport entre une distance et un temps. Et dans cette acception, il n’y pas plus de sens à prétendre que la vitesse tue que de prétendre que la température est cause d’accidents.
Il est aisé de comprendre que le langage commun, par légitime souci de simplification, ait pu consacrer cette expression : "la vitesse tue". C’est plus rapide à prononcer que "les vitesses excessives ou inadaptées sont susceptibles de provoquer des accidents mortels". Et cela permet d’éviter les questions embarrassantes du type : "qu’est-ce qu’une vitesse inadaptée ?"
Hélas, ainsi que l’avait prophétisé Paul Valéry : si ce qui est compliqué est inutilisable, ce qui est simple est faux !
Et l’envie me prend d’ajouter : dangereux. Car à laisser s’imprimer progressivement dans l’opinion publique que "la vitesse tue" ou qu’elle est cause d’accidents, sans autre précision, l’on en vient à considérer que c’est le fait même de se déplacer, au moyen d’un véhicule, qui est potentiellement mortel, quelle que soit la valeur chiffrée de la vitesse. Les plus grands bénéficiaires de ce lavage de cerveau sont ceux qui réclament, en nombre toujours plus grand, d’abaisser la vitesse sur route à 80 ou à 30 en ville. Puis plus tard, à 70 et à 20 ?... Jusqu’à l’extinction totale du véhicule individuel, les véhicules collectifs jouissant quant à eux d’une mansuétude totale voire d’une admiration sans bornes des mêmes associations et des pouvoirs publics, même lorsqu’ils filent à plus de 300 km/h sur des voies dédiées. Pour ceux-ci, manifestement, le slogan "la vitesse tue" ne s’applique plus.
Dernier élément de ce rappel : les esprits soucieux de précision feront la distinction entre "vitesse excessive" qui établit une dangerosité par rapport à l’environnement et "excès de vitesse" qui traduit le dépassement d’une valeur réglementaire. Il n’est pas interdit de s’interroger sur l’exactitude de la correspondance entre l’excès de vitesse et la vitesse excessive, particulièrement quand l’évolution des véhicules repousse les limites de ceux-ci.
Voilà pourquoi "la vitesse est cause d’accidents" ne veut pas dire grand chose et ne sert qu’à alimenter les discours peu scrupuleux des plus sécuritaires de nos concitoyens. D’autant que le mot "cause" lui-même, lorsqu’il est employé par notre administration est sujet à caution : dans un accident où la vitesse d’un des protagonistes aura été identifiée comme dépassant la valeur réglementaire, mais pas nécessairement comme facteur principal déclenchant, la tentation n’est-elle pas grande de transformer un "élément de contexte" en "cause" ?

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FRED

le 4 septembre 2017 à 19:07

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

et en français clair (sujet-verbe-complément), ça donne quoi ?

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Lonewolf

le 4 septembre 2017 à 16:55

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

....description d’excès de vitesse..... (siffle)

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FRED

le 4 septembre 2017 à 16:29

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

ah bon, quand un kéké en R1 arrive sur une départementale à plus de 200 km/h dans une zone où y’a grosso modo 100 m de visibilité, et qu’il manque de me couper en 2 quand je démarre de mon stop, la vitesse n’aurait pas été en cause si je ne m’étais pas arrété au milieu de la route ?
Quand un abruti revient du bol d’or et essaye de prendre à 200 km/h un virage qui passe difficilement au dessus de 120, et qu’il vient tuer l’automobiliste en face, la vitesse n’est pas en cause ?
Y’a un moment, quand on veut être crédible, faut arrêter de nier les évidences, et de cautionner n’importe quoi. Sinon, on se retrouve à passer pour des hurluberlus, et que ce qu’on dit ne soit plus audible, même quand c’est étayé.

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Lonewolf

le 4 septembre 2017 à 15:17

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

Non, la vitesse n’est pas une CAUSE d’accident, tu peux bien le relire deux fois, et te relire par la même occasion, tu verras qu’il n’en est pas question. C’est toujours la même histoire, tout le monde confond toujours tout : vitesse, excès, défaut de maitrise, perte de contrôle, facteur aggravant, etc...
.
Par ailleurs, la Cour des Comptes aurait pu se pencher sur le fait que la mise en place délirante des dispositifs automatiques (et leur cout global d’achat et d’entretien) n’est pas une réponse proportionnée à la problématique qui était censée être traitée ici. Ils posent seulement la question de la destination de certains fonds, pas du tout de leur provenance....

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FRED

le 4 septembre 2017 à 12:26

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

Lonewolf, dire que la vitesse n’est pas la cause principale des accidents, ok, mais dire qu’aucun accident n’est provoqué par la vitesse, faut peut-être pas pousser non plus.

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Lonewolf

le 4 septembre 2017 à 10:50

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

La vitesse n’est PAS un CAUSE d’accident, faut-il le rappeler ; j’irais jusqu’à affirmer qu’elle est parfois un moyen de sauver sa vie.

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auteur
jcf

le 22 août 2017 à 12:44

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

Il y a un nombre pas croyable de carrefour en T ou en X avec des stop ou des feux qui sont connus pour des statistiques non négligeables de décès ou d’invalidités définitives faisant suite à des collisions entre usagers. Une bonne partie d’entre eux sont en rase campagne ou en tous cas dans des zones non bâties. L’observatoire National Interministériel de la sécurité Routière chiffrait en 2007 à 1.2 M € le coût d’un tué sur la route. Au bout de combien de temps sera rentabilisé un giratoire coutant entre 1 et 5 M € ???
Ah oui mais une vie économisée par une dépense d’investissement c’est moins vendeur politiquement qu’un bon radar qui rapporte beaucoup plus qu’il ne coûte ... même s’il est moins efficace que quelques jours de pluie pour faire baisser (temporairement) les statistiques mensuelles de la Sécurité routière ...

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ludo51

le 22 août 2017 à 00:27

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

La cour des comptes semble découvrir un pot aux roses qui est éventé depuis des années.... Cette vénérable institution aura beau gesticuler , elle n’a aucun pouvoir ni aucune prérogative autre que celles de décrire/dénoncer....
Et ça , nos dirigeants le savent bien , comme ils savent aussi parfaitement que le pactole des radars n’a rien à voir avec la sécurité routière...
D’aucuns iront même jusqu’à dire que si la mortalité stagne voire augmente , c’est parce qu’il n’y a pas encore assez de radars !!!
"Rigolez pas , c’est votre pognon" disait Coluche .....

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Anonyme

le 21 août 2017 à 17:30

Quand la Cour des comptes met la politique du radar à l’amende

Il y a quelque chose de pourri au royaume de la sécurité routière à la française. Car si, comme le rapporte, sans recul, cette estimable institution emplie de doctes inspecteurs des finances, la vitesse est bien la première cause de la mortalité routière, comment se peut-il que la surabondance contemporaine des radars et l’intransigeance sans limite des sanctions ne soient point suivies d’effet ?
Si les résultats obtenus s’obstinent à ne point rendre hommage aux causes déclamées ni aux moyens mis en œuvre pour y répondre, ne devrait-on pas simplement en conclure, en bon scientifique, que tout ceci n’est que fariboles et que leurs sots auteurs méritent l’excommunication, l’exil et enfin les pires tourments de la géhenne au lieu de leur traditionnel quart d’heure de gloire mensuel ?

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