Présentation

Si les compétiteurs restent évidemment sensibles à un tel argument, force est de constater que la surpuissante 498 plaçait déjà la barre tellement haut qu’elle n’intéresse qu’une frange très réduite de gros bras en mal de sensations (très) fortes. Couple énorme, relances monstrueuses, il faut une condition physique en béton et une technique de pilotage affutée pour ne pas se laisser embarquer par la bête. Laquelle reste relativement docile à bas régime, mais ne supporte décidément pas les coups de gaz approximatifs.

Des enduros qui n’ont pas à rougir

Dans une moindre mesure, la 450 RR joue également sur un registre sans concession : celui de la limite de cylindrée en catégorie E2. Conçue pour faire tomber les chronos en spéciale, elle est une pure moto de course, plus axée sur la performance pure que sur la convivialité. Un joujou extra pour les sportifs, mais décidément encore bien exigeant pour le simple amateur.

Un randonneur que Beta n’a cependant pas oublié, lui offrant même le choix entre deux derniers modèles : les 350 et 400 RR. Deux cylindrées « bâtardes », dans le sens où elles ne se justifient pas en compétition, mais finalement très complémentaires tant elles induisent de différences dynamiques.

Sorte de force tranquille, la 400 tire encore fort sur les bras mais sans tenter de vous les arracher. Sans fougue excessive mais sans mollesse non plus, elle sait tout faire. Et très bien de surcroît : chrono en spéciale, balade tranquille, franchissement, rien ne la rebute.

Fun et facile

Plus enjoué, le monocylindre de la 350 avoue un faible pour les hauts régimes sans pour autant se départir d’une précieuse souplesse en bas. Les calages sur un coup de piston sont même plus rares que sur la 400 et la magie de cette cylindrée que Beta a été le premier à inaugurer l’an passé, faisant ainsi la nique à KTM, ne tarde pas à agir.

Au guidon de cette 350, toutes les excentricités semblent permises… et surtout possibles. La moindre inertie de son moteur donne la sensation d’un châssis plus léger d’une bonne dizaine de kilos, alors même qu’il est commun à toute la gamme RR. Du coup, la cadette s’impose sans coup férir comme la plus maniable et la plus facile à dompter de toute la fratrie.

En comparaison des 250 cm3 4T de la concurrence, la 350 RR offre par ailleurs un surcroît de « peps » et de joie de vivre évidents. Aussi à l’aise dans le rapide que dans le technique, elle ne tombe jamais dans la fadeur ni dans l’excès. Plus qu’un judicieux compromis, un véritable coup de cœur dont vous pourrez lire l’essai dans Moto Magazine à la rentrée !

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